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   Sohba :: Paroles d'Or & Sagesses Soufies
Cheikh Nazim al Haqqani 40e maitre

Quand le mensonge est appelé vérité



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Je demande, chaque jour, à mon Seigneur, de nous protéger afin de ne pas nous écarter du chemin de vérité, de nous préserver afin de ne pas être précipités dans un abîme profond. Nous devons constamment demander une telle protection, étant donné que nous vivons en un temps que le Saint Prophète (saws) décrit ainsi : « … Lorsque les gens de bien seront considérés comme des gens de mal, et les gens de mal [des gens] de bien ; les gens honnêtes comme des menteurs et les menteurs comme des gens honnêtes ; [enfin] les fourbes comme des personnes dignes de confiance et les personnes dignes de confiance comme des fourbes. »

Tel est l'ordre des choses qui prévaut à notre époque ; chaque valeur morale se retrouve bouleversée de telle manière que les gens ne sont plus capables de distinguer le Bien du Mal. Nous demandons continuellement à notre Seigneur Tout-puissant de nous affermir sur le chemin de la vérité et de nous aider à nous y conformer, même si beaucoup de gens nous prennent à partie et insistent pour dire que nous sommes égarés. Et parce que nous avons été avertis par le Saint Prophète, que la Paix soit sur lui, que les véridiques tomberont sous le coup de critiques si pesantes dans les derniers temps, nous sommes fortifiés par de telles critiques, les prenant comme confirmation du fait que nous sommes sur la vraie voie.

Quiconque demande à notre propos doit s'entendre dire que nous suivons une voie soufie, la `Tariqah Naqshbandiyya la plus distinguée'. Cette information suffit à déclencher un torrent de lourdes critiques venant de beaucoup de gens, surtout des Musulmans ! Aussitôt qu'ils entendent le mot « Tariqah », ils désapprouvent de manière automatique et refusent de considérer comme valable la voie soufie. Ils tempêteront et rageront sur le fait que nous soyons si égarés, sans même s'informer de qui nous sommes personnellement ni sur nos pratiques ! Les mauvaises suppositions qu'ils se font de tout ce qui est appelé « soufi » les mèneront à calomnier des gens dont ils ne savent rien. Ne devraient-ils pas avoir honte de porter jugement sur des gens qu'ils n'ont jamais rencontrés, et ce sur la base d'opinions si sectaires ? Bien sûr qu'ils doivent en avoir honte, mais ils n'en ont pas ! Ce qui est un signe sûr que nous sommes sur la bonne voie, et cela en accord avec ce propos cité de notre Saint Prophète (saws).

L'animosité que la plupart des musulmans montrent à l'égard de ceux qui suivent le chemin soufi est vraiment un signe des derniers temps. Jusqu'il y a cinquante ans, les ordres soufis et surtout la Naqshbandiyya, étaient universellement acceptés par les Oulémas et les Imams de la plupart des pays musulmans. Personne, de quelque rang ou importance qu'il soit, n'aurait montré un antagonisme si déchaîné à l'encontre des soufis : en effet, les soufis étaient tenus en grande estime par les docteurs en science religieuse dont beaucoup se soumettaient à des Cheikhs soufis en tant que leurs humbles disciples. Le vrai et le pur étaient reconnus comme tels, en ces temps où une certaine manière d'appréhender les choses se rencontrait encore chez les gens. Alors que de nos jours, nous pouvons observer que tant de « docteurs en sciences religieuses » poussant comme des champignons, sans racines, se poser en objecteurs de la Voie Soufie. Oui, certainement, en notre temps, la prophétie du Saint Prophète est en train de se réaliser, et les points de vue d'une secte autrefois isolée et condamnée sont en train d'être propagés universellement au moyen d'un argent gagné sans mérites… Alors, rapidement, les croyances que les Musulmans de la Sunnah avaient gardées pendant quatorze cents ans, lesquelles reconnaissaient la nécessité du travail intérieur des soufis, ont été remplacées par une doctrine formaliste et sèche.

Tant de musulmans d'aujourd'hui embrassent ainsi les croyances et les points de vue de cette secte formaliste. La plupart du temps, ceux qui épousent ces doctrines-là avec le plus d'ardeur sont des gens issus d'une certaine classe socio-économique du Monde Musulman. Ce sont les riches, les gens de niveau de vie élevé, les gens de niveau d'éducation élevé, les nantis, ceux qui ont atteint un standing de vie luxueux. Pourquoi de telles personnes rejettent les Tariqats ? Ce genre de personnes aura beau essayer d'avancer les arguments de leur opposition à la voie Soufie, la vraie raison de leur opposition aux Tariqats est que les Tariqats insistent sur l'importance de la préparation à la vie éternelle, la classant au rang qui lui est dû : à la première place ; tout ce qui concerne cette vie-ci est tenu pour secondaire par rapport à cela.

Ceux qui s'opposent au Soufisme s'efforcent de justifier leur amour « extrême » de ce monde et de ses plaisirs en imprimant une distorsion dans l'enseignement islamique et en ne prêtant aucune vraie attention aux milliers de versets coraniques et aux traditions prophétiques qui les mettent en garde : « La vie d'ici-bas n'est qu'un jeu que vous jouez entre vous, observant celui qui est capable d'amasser plus de richesses et de descendance, y prenant plaisir comme le cultivateur qui voit ses cultures prospérer, puis souffre de déception quand elles jaunissent et se dessèchent. » Et aussi : « Le monde est une charogne et ceux qui cherchent à le dévorer sont des chiens ! »

Ca les enrage, ces gens-là, d'entendre que nous pratiquons le « Dhikr Allah », la « souvenance » d'Allah et que nous répétons Son Nom très Saint « Allâh ! Allâh ! Allâh ! ». Ils nous accusent de faire de nuisibles innovations dans la religion, alors qu'en réalité il y a plus d'un millier de versets coraniques à eux seuls, sans mentionner les traditions prophétiques, dans lesquels notre Seigneur Tout-puissant nous ordonne de nous « souvenir de Lui», de « Le glorifier », de « Le louer », et de « L'invoquer ». Il a ordonné ceci afin que nous puissions nous approcher de Sa divine Présence, comme chaque répétition du Nom de notre Seigneur augmente l'amour que nous avons pour Lui dans nos cœurs.

Seulement les gens qui portent objection contre les Tariqats sont amoureux de cette vie uniquement, et demandent à ce qu'elle soit louée au moins autant qu'Allâh est loué ! En réalité, ils portent adoration aux plaisirs de ce monde comme à un associé d'Allâh. Et une telle association est inacceptable, à jamais, à Ses yeux, Lui, le Tout-puissant, ainsi qu'Il le dit : « Nous n'avons pas créé deux cœurs dans les poitrines des Hommes ». En revanche, l'on nous enseigne, dans notre Voie, à reconnaître que notre amour pour ce monde est ce qui nous empêche d'atteindre la vraie réalité de l'Adoration, c'est ce qui nous retient du vrai monothéisme, et c'est pour cela que nous nous efforçons de « déloger et de rabaisser » cette « aspiration au monde » de la position suprême où elle se trouve présentement, et que nous recherchons à accueillir en majesté, à introniser l'Amour de Dieu dans nos cœurs.

Nous aimons d'amour notre Seigneur et nous Lui demandons sans cesse qu'Il nous aime. Pour cela, nous nous efforçons d'occuper nos cœurs en entier de l'Amour de notre Seigneur et nous ferons de notre mieux pour encourager d'autres à occuper leur cœur de cet amour divin tout aussi bien. C'est ce que nous cherchons à réaliser au moyen du dhikr, la « souvenance » de notre Seigneur, en dépit des efforts incessants de Satan et de ses armées faits pour nous dissuader de suivre cette voie en faisant en sorte de nous noyer dans les plaisirs de cette vie.

Il y a une preuve supplémentaire que nous sommes sur la bonne voie, en dehors des critiques de Musulmans à l'encontre des autres Musulmans qui suivent des Tariqats : de nos jours de plus en plus de Non-Musulmans émettent des critiques à l'encontre de l'Islam et les non-croyants critiquent de plus en plus de vive voix la Religion en général. Croire même en Dieu revient, en ces temps nôtres, à s'exposer tout simplement au ridicule ; l'incroyance est devenue la mode dominante, et en de larges portions du monde, une politique d'Etat…

L'islam est une cible particulière pour ce genre de personne : même des gens qui se font appeler eux-mêmes Chrétiens et Juifs et qui professent la croyance en Dieu s'attaquent à l'Islam. La plupart du temps, ils ciblent leurs attaques sur « le code moral contraignant de l'Islam », malgré le fait que les codes moraux originels authentiques de leurs religions étaient, à l'époque, très similaires au nôtre. Mais de notre temps, l'autorité morale qui s'exerçait alors par ces religions-là sur ceux qui y adhéraient a été à ce point minée, érodée, que plus rien ne reste chez les gens de la Chrétienté ou du Judaïsme, excepté peut-être le fait qu'ils disent « je suis chrétien » ou « je suis juif ».

Ainsi, certains des affiliés de ces religions envient à l'Islam d'avoir su préserver une influence si étendue dans tous les aspects des la vie des gens du monde islamique. Ils envient à l'Islam sa réussite à apporter des dimensions spirituelles à la vie et aux œuvres de tous les jours du Musulman. Ce qui découle de cette attitude envieuse est qu'ils critiquent lourdement l'Islam de « ne pas permettre suffisamment de liberté personnelle » et d'être « trop sévère ». Ils auraient aimé, bien entendu, voir les Musulmans abandonner en totalité leur religion, mais à défaut d'atteindre ce « but ultime », ils seraient satisfaits de voir l'Islam relégué à n'être qu'une force en marge de la vie des Musulmans de la même manière que le Christianisme l'est devenu dans la vie des Chrétiens ; Oui, vraiment, ils aimeraient nous faire souffrir ce même misérable destin.

La raison principale pour laquelle tous ces groupes (les musulmans matérialistes, les chrétiens et les juifs réformés, tout aussi bien que les non-croyants déclarés) critiquent notre Voie est que nous cherchons à nous purifier par le contrôle des pulsions de notre ego, que nous sommes suffisamment « braves » pour nous dresser contre l'âme inférieure et ses désirs. ? Nous reconnaissons que la seule voie d'approcher Dieu est de fortifier nos âmes suffisamment pour qu'elles puissent avoir le contrôle sur nos égos. Par cela, les egos de ces gens-là se sentent menacés, par le même fait que « la vérité blesse » !

La chose la plus difficile à faire dans ce monde est, pour une personne, d'abandonner la poursuite des vains plaisirs, et de briser les mauvaises habitudes tenaces de l'égo. Mais c'est le signe d'une vraie voie qui permet à ceux qui l'empruntent de prendre de telles dispositions contre l'ego. Ils n'est presque pas étonnant que des gens matérialistes se sentent inquiets et que leurs âmes inférieures soient menacées de façon absolue par la Voie Soufie, puisqu'elle requiert de ceux qui l'empruntent plus encore que la simple adhésion à la Loi divine. Elle requiert que nous rejetions la volonté de notre ego derrière nous et cela faisant en acceptant la direction d'un guide. Satan a adoré Allah pendant des milliers d'années mais est tombé de sa station en un instant quand il lui a été demandé de se soumettre à une créature et de la suivre comme son guide. Il est des plus difficiles à l'ego d'obéir aux conseils de quelqu'un, particulièrement quand ce conseil contredit ses idées propres et qu'il empêche de rechercher l'assouvissement de ses désirs !

Quiconque recherche sincèrement l'Amour de son Seigneur doit se soumettre lui-même à l'un de ses serviteurs bien-aimés de son Seigneur. Il doit arrêter de vouloir par lui-même, afin qu'il fasse par la volonté de son Créateur. Comment peut-il savoir ce que son Créateur veut de lui ? La volonté du Créateur est exprimée par l'intermédiaire de la volonté de ces bien-aimés serviteurs-là. N'allez pas imaginer que ces serviteurs-là servent [en fait] leurs égos. Non ! Les Saints ne peuvent être des Saints qu'à partir du moment où leurs âmes inférieures ont été vaincues par leur Ame ; à ce moment-là, la voie est ouverte au Saint Prophète (sallallah `alayhi wa sallam) afin qu'il communique le Secret de la Sainteté. Quand un Cheikh ordonne à ceux qui le suivent de faire quelque chose ou de s'abstenir de le faire, vous devez savoir que ces ordres-là viennent [en réalité] du Saint-Prophète (sallallah `alayhi wa sallam), dont la volonté est subordonnée de la manière la plus totale au commandement de son Seigneur.

Vous devez aussi savoir que la relation entre Maitre et disciple est une relation très délicate qui a besoin d'être préservée avec grand soin. C'est un accord de sérieuse importance entre Maitre et disciple et il implique une responsabilité des deux parties. Oui, au début, il est facile de dire : « O mon Cheikh, je vous accepte, et je fais en sorte que ma volonté soit subordonnée à la vôtre. » Le Cheikh dit alors : « Oui, je t'accepte ! » Cela constitue la partie facile. Mais, par ailleurs, les GrandCheikhs se sont vus intimés l'ordre d'éprouver leurs disciples de manière à établir avec certitude s'ils sont dignes de confiance ou pas !

J'ai suivi, pendant quarante ans, la voie de mon GranCheikh, m'efforçant de soumettre ma volonté à la sienne, mais combien était-ce difficile ! Il m'a éprouvé tant de fois, mais grâce à sa force spirituelle qu'il a étendue à l'intérieur de moi-même, il a développé ma vision intérieure et m'a empêché de faillir.

Je me souviens de la plus grande épreuve entre toutes. Un jour, très peu de temps après le commencement de mon éducation, j'étais en compagnie de GrandCheikh quand il me dit « Ô Cheikh Nazim, si tu remarques dans mes gestes quoique ce soit qui rentre en conflit avec la Loi extérieure ou avec les pratiques établies de l'Islam, avertis m'en, s'il te plait, en privé aussitôt que s'en présente à toi l'opportunité. Cela est nécessaire vu que je suis quelqu'un d'illettré et que tu es un savant [docteur] en sciences religieuses. Ainsi, donc, j'apprécierais vraiment que tu me rendes ce service-là, puisque je souhaite me conformer entièrement à toutes les lois et à toutes les pratiques. » Rapidement, l'Aide divine vint à mon secours pour m'empêcher d'échouer à cette épreuve difficile, et je dis : « Ô mon maître, je demande à Allah de me pardonner. Il sait mieux que je suis venu ici pour apprendre et non pour enseigner. Tu es mon Cheikh, et je ne suis pas ton Cheikh. » GrandCheikh fut très content de cette réponse. Ce fut là la première épreuve à laquelle il me soumit et une épreuve d'importance.

Regardes-tu ton Cheikh de haut, pensant que tu es apte à juger ses actions. T'attribues-tu à toi-même le rôle d' « Inspecteur des Cheikhs » ? Maintenant que vous êtes tous « inspecteurs de Cheikhs », tous « guides de Cheikhs », et tous « correcteurs de Cheikhs », quel est le résultat ? Vous restez à votre station, et le Cheikh, lui, continue d'avancer vers son but, dans la Présence divine.

Ce train-ci est en mouvement : quiconque monte à son bord peut-être en connexion avec le Cheikh, peut l'accompagner en traversant chaque station dans la Présence Divine. Mais quiconque avance objections à l'encontre du train, ou de son mécanicien, ou de celui qui le conduit, ou de ses passagers, ou encore de ses couchettes, etc… peut s'attendre à ce qu'il en soit expulsé et à chercher un autre moyen de transport, parce que ce train-ci ne transporte pas de prisonniers : personne n'y est par force ou contre sa volonté. Non plus que le mécanicien permette que le train soit détourné ou qu'on lui intime l'ordre de virer de sa course ou qu'il soit arrêté sur les rails. Le train arrive à une station. Des gens grimpent à bord et d'autres en descendent ; Ensuite le train se remet en mouvement sans tarder !

Cheikh Muhammad Nazim Al Haqqani An Naqshbandi Al Qoubrousi : extrait et traduit de "PURE HEARTS", 1985.

::  Sh Nazim Al-Haqqani  ::

 
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:: You can have the five piasters ::

One day the Hodja was having a leisurely walk when all of a sudden he was slapped by somebody from behind on the nape of the neck with so much force that he was nearly knocked down,

- How dare you hit me!, the Hodja raged.

The young man, who was more than a little arrogant, apologized summarily and said he had made a slight error and had mistaken the Hodja for a very good friend of his. He further opined that the Hodja was making a mountain out of a mole hill.
After this obvious slight, nothing less than a trial by court satisfy the Hodja. He insisted upon this and there was no alternative for the offender but to submit.
The Magistrate heard the parties with apparent impartiality, but in fact he was a friend of the offender and all the time he was thinking of how to extricate him from the mess, at the same time mollifying the Hodja.

- Well, my dear Hodja, he said. I understand perfectly well how you feel. Anybody would feel the same under the circumstances. What would you say if I allowed you to slap him yourslef, would you then call it quits?

No! The Hodja wouldn't be satisfied with that. He had been gravely insulted and wanted justice done.

- Well, then. Having duly deliberated the merits of the case, I hereby fine the offender five piasters, to be paid over to the offended party as damages.

He then told the young man to go fetch the five piasters, and the latter departed with alacrity.

The Hodja sat waiting for the young man's return. An hour passed, then two hours, but there was still no sign of the young man. When it was about time for the court to close, he selected the Magistrate's busiest moment and giving him a mighty slap on the nape of the neck, said:

- Sorry I can't wait any longer, your Honour! When that fellow turns up, tell him that i said you are now entitled to the five piasters
:: Nasreddin Hodja ::
 
 
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